Paul Estier

Paul Estier

Sculpteur / Ferronnier forgeron

Sculpteur autodidacte Suisse né en France en 1980 passionné par l’acier depuis l’enfance.

Études d’agriculture, horticulture, élevage du cheval, maçonnerie, machinisme et ferronnerie en

Haute Savoie.

1999, S’installe en Suisse où vit sa famille.

2000, Formation en construction métallique et échafaudages à la Licorne, Yverdon.

2001 et 2002, Stage professionnel de sculpteur chez Étienne Krähenbühl.

2003 à 2005, Travaille en tant que constructeur métallique.

2005, Installe son atelier de sculpture aux usines Leclanché d’Yverdon.

2008, Déménage son atelier et construit une forge, dans la nature à Fiez où il pratique

actuellement.

2016, Découvre et se passionne pour le travail du verre afin de marier les matériaux.

2016, Obtient une nomination au prix culturel EMOI, représenté par les autorités de la Région

Nord Vaudois.

Œuvres présentes dans différentes collections dont Swatch Group et Banque Raiffeisen.

Suivi par des collectionneurs privés.

A réalisé plusieurs œuvres monumentales.

A réalisé plus de 150 expositions en Suisse, France et Belgique durant 17 ans,

continue parallèlement à pratiquer la ferronnerie.

Mon travail :

Petit j’ai côtoyé des artistes.

Des hommes qui souffraient, qui aimaient rire, boire et fumer…

Petit j’ai très vite compris que le vide en moi, celui que je ressentais à l’intérieur,

se trouvait aussi dans le cœur de ces peintres, écrivains et musiciens avec qui j’étais assis

autour du feu.

Auprès d’eux il n’y avait pas d’heure de coucher pour le petit garçon que j’étais.

Les étoiles lentement gravitaient au-dessus de nos têtes.

Il y avait des voix fortes qui riaient, s’exclamaient, à d’autres moments des silences, parfois une

guitare…

Et quelque chose d’intemporel s’installait…

Cela aurait pu être nommé de deux manières : La fuite ou la liberté.

C’était dans tous les cas une façon de poser les priorités sur d’autres valeurs…

Je sentais déjà à 12 ans l’immense solitude aussi épaisse qu’un lac gelé recouvrant le corps et

les esprits de ces artistes…

Et contre toute attente ils célébraient l’instant présent ! Me paraissaient plus vivants !

Ils pensaient, s’émouvaient, s’émotionnaient…

Et demeuraient au fil des heures toujours plus proches d’eux-mêmes…

J’ai compris que ces hommes faisaient la révolution,

et dès ce jour je n’eus plus que cette idée en tête !

Faire la révolution !

Le lendemain je me suis levé et je suis allé dans l’atelier de mon grand-père, j’ai pris du bois, du fil de

fer, du tissu, et j’ai fait ma première sculpture.