Ecrire.
Peindre.
Danser.
Composer.
Sculpter.
Crier.
Créer.
Ces pratiques sont englobées, habillées de discours, de thèses sophistiquées,
toutes propres à maintenir de riches représentations à l'échelle humaine.
Si l'on dépouille les faits de leurs représentations.
Si l'on reprend à l'envers le chemin qui mène à l'intellectualisme.
Si l'on retrouve le point de départ de chaque pensée, de chaque histoire...
Que l'on réintègre une réalité réduite strictement aux évènements non-interprétés.
On trouve à cet endroit là,
une profonde amitié en la présence de la matière.
Dans un monde réduit à l'unique présence des choses, non motivées,
existantes par défaut comme seul modèle totalitaire.
La matière devient chant, musique, sentiments et caractère.
P.E
Vous m'excuserez, sans dire que c'est pour faire chier les peintres.
Je trouve qu'à l'heure actuelle, il y a une permissivité dans la peinture
qui est de la faute de tous les peintres du XXe siècle.
Il y a eu de très grands peintres, comme Picasso.
Mais ce qui m'ennuie avec lui, où plutôt avec ses admirateurs, c'est que sa peinture à
permit à de mauvais peintres de croire qu'ils étaient aussi capables que lui.
Et c'est là dessus que s'est greffé tout un discoure sur l'opposition entre peinture moderne
et peinture ancienne.
Pour moi, il n'y a que de la peinture. Je suis obnubilé par cette idée.
J'aimerais qu'on puisse regarder un tableau de moi, et plus largement un
tableau contemporain, comme on regarde un Goya,
c'est à dire dans les mêmes dispositions critiques.
C'est cela qui permet de voir l'actualité d'un tableau contemporain.
R.E Gillet. Peintre.